L'industrie lourde canadienne adopte l'IA sans encadrement patronal
Une étude de Punchcard Systems indique que 49 % des travailleurs de l'industrie lourde utilisent l'IA, mais 68 % ne reçoivent aucune formation de leur employeur.
Selon le rapport The State of AI at Work in Canada réalisé par Punchcard Systems en partenariat avec Angus Reid, l'intelligence artificielle s'implante rapidement dans les ateliers, le transport et les sites industriels canadiens. Alors que près de la moitié des travailleurs du secteur lourd utilisent déjà ces outils numériques pour leurs tâches quotidiennes, plus de deux tiers (68 %) d'entre eux opèrent sans directives formelles ni formation de la part de leur entreprise.
Pour les gestionnaires de parcs, les directeurs d'usine et les exploitants de transport et logistique, où 54 % des employés déclarent un impact direct sur leur poste, l'absence de gouvernance génère des risques opérationnels et des pertes de temps. L'étude révèle que 94 % des utilisateurs canadiens doivent corriger les contenus générés par l'IA avant de les exploiter, et près d'un travailleur sur cinq indique que des erreurs d'IA ont déjà causé des problèmes au travail ou ont exigé des révisions d'urgence.
En matière d'application concrète, les employés privilégient l'IA pour la recherche de fiches techniques (77 %) et la rédaction de rapports administratifs (71 %). En revanche, la prudence reste de mise sur le plan de la sécurité industrielle : 45 % des travailleurs de l'industrie lourde refusent catégoriquement de confier à l'IA des décisions influençant la sécurité des personnes ou la gestion des risques physiques.


