Le portfolio électrifié de Toyota mise sur sa diversité pour répondre à chaque profil de flotte
C’est dans les courbes sinueuses de la région du lac Beauport près de Québec que Toyota a établi ses quartiers pour une journée d’essais le 1er juin, sous la thématique « Débranchez et prenez la route ».
Au programme, un éventail de véhicules hybrides branchables et entièrement électriques réunissant le RAV4, le bZ, le bZ Woodland et le C-HR, complétés par la Prius Édition Nightshade et, en présentation statique, le tout nouveau Highlander 2027. Pour les gestionnaires de parcs cherchant à électrifier sans compromettre la praticité, l’étendue de la gamme livrait d’emblée un message clair.
Les résultats de la marque au Canada témoignent autant de son engagement envers l’électrification que de sa capacité à répondre aux besoins des consommateurs d’ici. En mai dernier, Toyota a écoulé près de 25 000 unités au Canada, avec un pourcentage record de modèles électrifiés (71 %). Depuis le lancement de la première Prius en 2000, plus de 662 982 exemplaires dotés d’une motorisation à électrons, partielle ou totale, ont pris d’assaut les routes canadiennes. Le magazine Time a par ailleurs classé Toyota parmi les 100 entreprises les plus influentes en 2026 pour son avance dans le domaine des véhicules hybrides et pour sa vision de développement des VÉ.

Patrick Ryan, directeur de la zone du Québec et de l’Atlantique, a affirmé que la Belle Province demeurait « le marché le plus dynamique au pays pour les véhicules zéro émission (VZÉ) », précisant que près de 35 % de ces modèles y avaient été vendus depuis le début de l’année. L’approche du constructeur repose sur un portfolio diversifié englobant une variété de groupes motopropulseurs, offrant ainsi à chaque organisation la liberté de progresser vers l’électrification à son propre rythme.
La Prius Édition Nightshade, proposée à partir de 40 050 $, illustre bien cet échelonnement avec ses 72 km d’autonomie électrique et sa consommation de 4,5 litres aux 100 km en mode hybride. D’ici la fin de 2026, Toyota vise 21 modèles VZÉ au Canada, contre six seulement il y a dix ans.

Le RAV4 repousse ses limites
Trente ans après son arrivée au Canada, le RAV4 entame cette année une transformation en profondeur. Son groupe propulseur hybride branchable de sixième génération associe un 2,5 litres à un essieu électrique avant plus performant, avec une puissance combinée de 324 chevaux. Son autonomie s’étire désormais jusqu’à 89 km, soit un gain de 30 % comparativement à l’itération précédente. Cette refonte a d’ailleurs valu à Toyota le Prix de l’innovation verte 2026 de l’AJAC.
Pour exploiter pleinement cette autonomie, le RAV4 propose plusieurs paliers de recharge. Avec le chargeur de 7 kW de série, un cycle complet sur une borne de niveau 2 demande environ 3,5 heures, délai ramené à 2,5 heures grâce au chargeur de 11 kW réservé à la mouture XSE avec groupe Technologie. Cette variante ajoute également la compatibilité avec la recharge rapide en courant continu (CC) de niveau 3, soit approximativement 35 minutes pour passer de 10 à 80 % dans des conditions optimales. Un avantage concret pour les flottes dont les véhicules enchaînent les déplacements.

La migration du chargeur embarqué vers le compartiment moteur dégage pour sa part l’espace sous les sièges arrière, autorisant un plancher entièrement plat et libérant un volume de chargement pouvant grimper jusqu’à 1 800 litres. L’ouverture du hayon s’agrandit et le fond de coffre est maintenant réversible, des détails qui simplifient le quotidien.
La capacité de remorquage atteint 1 588 kg (3 500 livres) sur les versions SE et XSE, le GR Sport étant, lui, taillé pour les courbes plutôt que pour le tractage. Sur le plan structurel, la carrosserie gagne plus de 10 % en rigidité globale grâce à un recours accru à l’acier à haute résistance et à des adhésifs absorbeurs de microvibrations, avec à la clé un habitacle plus silencieux.
La batterie haute tension adopte un refroidissement au liquide. Cette innovation permet d’optimiser la gestion thermique et facilite le préchauffage du bloc moteur par grand froid, un atout non négligeable pour les flottes québécoises. Des déflecteurs aérodynamiques avant actifs, inédits dans la gamme Toyota, se déploient automatiquement au-delà de 70 km/h pour réduire la traînée et alléger la consommation.
Le Toyota Safety Sense 4.0 fait lui aussi son entrée sur ce modèle avec 19 fonctionnalités, dont un radar longue portée, un mode ÉCO au régulateur adaptatif, une aide au maintien dans la voie avec remorque et un enregistreur vidéo livré de série. L’ensemble est proposé à partir de 48 750 $ pour la mouture SE, soit 3 000 $ de moins que la génération sortante.

La famille bZ s’affirme
Pour les gestionnaires qui visent le tout électrique, le bZ, le bZ Woodland et le C-HR partagent une base commune avec un ensemble de fonctionnalités utiles pour les parcs en transition. Les trois embarquent un port NACS, un chargeur de 11 kW et un système de préconditionnement de la batterie qui ramène le temps de ravitaillement de 10 à 80 % à environ 28 minutes sur courant continu.
L’application Toyota gère la recharge à distance et donne accès à certains Superchargeurs Tesla, tandis que la fonction Plug & Charge lance et paie la session au simple branchement du véhicule. Les palettes de freinage régénératif au volant, une nouveauté pour l’année-modèle 2026, permettent au conducteur de moduler l’intensité de la récupération d’énergie.
Le bZ 2026 fait, quant à lui, l’objet d’un rafraîchissement complet. L’intérieur, entièrement repensé, intègre un écran multimédia de 14 pouces et un tableau de bord repositionné qui réduit les mouvements oculaires de 40 %. L’autonomie atteint désormais 468 km en version AWD, soit un gain de 25 % sur la génération précédente.
Ainsi équipées, les moutures XLE et Limited disposent d’une cavalerie de 338 chevaux contre 168 pour son pendant XLE à traction. Cette dernière, qui s’affiche à 45 990 $, constitue le seul modèle griffé bZ à graviter sous la barre des 50 000 $, donc admissible aux rabais gouvernementaux.
Le bZ Woodland, lui, élargit les possibilités. Plus long et plus haut, il possède une garde au sol de 215 mm, de larges protecteurs d’ailes, des longerons de toit pour le transport de bagages et des pneus tout-terrain en option. Il reçoit également le contrôle d’adhérence et le moniteur multiterrain, le tout avec une facture qui frôle les 60 000 $.
Dans la même famille, le C-HR surprend par son habitacle. Malgré sa silhouette de coupé sous-compact, il propose 720 litres d’espace cargo et un généreux dégagement à la tête, soit seulement 64 litres de moins que le bZ en dépit de son profil bien plus ramassé. La SE, unique version qui envoie la puissance aux roues avant, revendique jusqu’à 496 km d’autonomie grâce à une batterie de 77 kWh, tandis que la variante XSE à traction intégrale développe 338 chevaux. Seule la mouture XSE Premium, à 54 400 $, franchit le cap des 50 000 $.
M. Ryan n’a pas hésité à qualifier de « moment historique » le dévoilement canadien, au Québec, du Highlander 2027 mu exclusivement par l’électricité. Quatrième véhicule à batterie de la marque et premier VUS électrique à trois rangées de Toyota en Amérique du Nord, il peut accueillir sept passagers.
Pouvant compter sur 338 chevaux, il revendique jusqu’à 511 km d’autonomie et peut tracter, à l’instar du RAV4, 1 588 kg (3 500 livres). Il devient aussi le premier de la famille à proposer la technologie Vehicle to Load (V2L), laquelle permet d'alimenter des appareils directement depuis sa batterie. Son lancement commercial est prévu plus tard cette année.
Au fil de la journée, une constante s'est imposée. Toyota ne mise pas sur un seul modèle pour convaincre les gestionnaires de parcs, mais sur la cohérence d'une gamme équipée pour répondre à chaque profil d'organisation.


