La technologie canadienne d'injection d'hydrogène s'attaque au transport réfrigéré
La transition énergétique des flottes de camions lourds franchit une nouvelle étape grâce à l'intégration des technologies de co-combustion hydrogène-diesel. La firme canadienne Hydra Energy, établie en Colombie-Britannique, a étendu l'application de son système de conversion en rattrapage aux opérations de transport réfrigéré, ouvrant la voie à des réductions de coûts de carburant et d'émissions de gaz à effet de serre (GES) pour les parcs de véhicules lourds.
Contrairement aux solutions de camions électriques ou à pile à combustible qui exigent le renouvellement complet des actifs à fort prix, le système développé par Hydra Energy s'installe directement sur les moteurs diesel conventionnels existants. Cette technologie de co-combustion injecte de l'hydrogène dans la chambre de combustion pour remplacer une partie importante du carburant fossile. En cours de route, le système ajuste dynamiquement le mélange selon la charge du camion, permettant de réduire la consommation de diesel et les émissions de carbone jusqu'à 40 %, sans altérer la puissance ou le couple d'origine du moteur.
Un atout pour la gestion des flottes lourdes
Pour les gestionnaires de flottes commerciales, ce modèle présente un avantage opérationnel majeur : la flexibilité. Si le camion se trouve à court d'hydrogène ou circule dans une zone dépourvue de stations de ravitaillement, le moteur bascule automatiquement à 100 % au diesel, évitant ainsi toute panne logistique ou interruption de livraison. Les récents essais menés dans le secteur exigeant du transport réfrigéré démontrent que le système maintient une constance thermique et une fiabilité rigoureuse, même lorsque le moteur doit soutenir à la fois la traction du véhicule et l'alimentation des unités de réfrigération.
Cette avancée canadienne illustre une avenue de plus en plus prisée par l'industrie du transport lourd : optimiser et décarboner les moteurs thermiques actuels grâce à des technologies de conversion abordables, plutôt que d'attendre le déploiement à grande échelle d'infrastructures de recharge lourde.


