Tarifs douaniers : l'industrie de l'équipement exige des exemptions transfrontalières
L'incertitude entourant l'ACEUM et les surtaxes douanières menace la rentabilité des concessionnaires d'équipement lourd en retardant les investissements des flottes commerciales canadiennes.
L'association Associated Equipment Distributors (AED), représentant les distributeurs, loueurs et fabricants de machinerie lourde, presse Ottawa de sanctuariser le libre-échange lors du réexamen de l'Accord Canada-États-Unis-Mexique. Réunissant plus de 140 000 travailleurs et générant 100 milliards de dollars de revenus annuels au pays, l'organisation avertit que toute hausse tarifaire bilatérale frappe de plein fouet les secteurs de la construction, des mines et de l'agriculture.
Pour les gestionnaires d'ateliers mécaniques spécialisés, concessionnaires d'engins industriels et directeurs d'approvisionnement au Québec et au Canada, les frictions frontalières alourdissent directement le prix des pièces détachées. Les composants critiques, tels que les modules électroniques et les pièces de moteurs, traversent régulièrement la frontière à de multiples reprises avant l'assemblage final. L'imposition de barrières tarifaires gonfle les coûts de revient et incite les acheteurs à différer le renouvellement de leurs parcs d'équipements, réduisant d'autant la charge de travail facturable des techniciens d'entretien.
Selon Brian P. McGuire, président et chef de la direction de l'AED, le gouvernement fédéral doit négocier des allègements ciblés pour la filière industrielle et s'abstenir d'exercer des représailles visant le matériel lourd. Les acteurs du marché réclament des règles douanières prévisibles pour sécuriser la disponibilité des intrants mécaniques essentiels et préserver la cadence des chantiers d'infrastructure nationaux.


