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Transport lourd : Bientôt un corridor 100 % électrique entre Québec et Toronto

L’organisation Propulsion Québec mise sur la création d’un axe routier décarboné reliant les deux métropoles d’ici deux ans. Une étude de faisabilité confirme que l’installation de seulement sept stations de recharge stratégiques suffirait à transformer le transport de marchandises dans ce secteur névralgique.

Alors que la liaison électrique entre Québec et Montréal est déjà une réalité, l’ambition est maintenant d'étendre ce réseau vers l'Ontario. Selon les conclusions d’un rapport publié ce lundi par Propulsion Québec, le projet de relier Québec à Toronto par un corridor pour camions lourds de nouvelle génération est non seulement viable, mais réalisable dans un horizon de 18 à 24 mois.

Un maillage stratégique pour briser les barrières

Pour franchir les 800 kilomètres qui séparent les deux pôles économiques, les camions électriques de Classes 7 et 8 ont besoin d'une infrastructure robuste. Bien que le trajet compte déjà 71 points de recharge, aucun n'est actuellement adapté aux besoins spécifiques du transport lourd.

Alexis Laprés-Paradis, PDG de Propulsion Québec, souligne qu'il ne manque que sept sites dédiés pour compléter le réseau. En installant ces bornes à des endroits stratégiques pour les chauffeurs, l’organisme souhaite rassurer les transporteurs et encourager l'investissement dans des flottes électriques sans crainte de panne sèche.

La souveraineté économique au cœur du projet

Au-delà de l'aspect environnemental, ce corridor représente un levier de croissance majeur pour l'industrie locale. Le transport routier au diesel domine encore, mais le Québec possède déjà des joueurs clés pour mener la transition :

  • PACCAR assemblera prochainement ses premiers modèles électriques à Sainte-Thérèse.
  • De nombreux concepteurs de bornes et de logiciels logistiques sont déjà établis en province.

Dans un contexte de tensions commerciales avec les États-Unis, favoriser une filière canadienne « de bout en bout » devient un enjeu de sécurité économique. Propulsion Québec espère d'ailleurs que les prochaines annonces fédérales viendront spécifiquement soutenir l'infrastructure pour le transport lourd, complétant les fonds déjà alloués aux véhicules légers par le gouvernement.

Un impact écologique massif

L’axe Québec-Toronto concentre près de 75 % de la production manufacturière du pays, ce qui en fait l'une des zones les plus polluantes. Au Canada, le transport de marchandises génère à lui seul le tiers des gaz à effet de serre (GES) liés au secteur des transports.

L'étude de Propulsion Québec rappelle que la transition vers le zéro émission est inévitable :

  1. Parité des coûts : D'ici 2050, le prix des camions électriques devrait s'aligner sur celui des modèles au diesel.
  2. Transformation forcée : La quasi-totalité des flottes devra être convertie au cours des 25 prochaines années pour respecter les cibles climatiques.

En emboîtant le pas maintenant, à l'image de ce qui se fait déjà en Californie ou en Europe, le Canada pourrait non seulement décarboner son économie, mais aussi exporter son expertise technologique en transport lourd électrique.

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